1-866-691-7202 | fshq@histoirequebec.qc.ca

Fédération Histoire Québec

Offre d'emploi

Contexte et justification du projet
 
Depuis octobre 2018, Patrimoine Trois-Rivières travaille à la conception d’un Guide patrimonial numérique. Cette application mobile est actuellement disponible sur l’App Store . L’application consiste en la découverte des principaux sites historiques, patrimoniaux et architecturaux de Trois-Rivières, que les usagers soient à pied, à vélo ou en voiture. Ce guide vise à compléter l’information disponible sur les nombreux panneaux d’interprétation du patrimoine, qui sont installés un peu partout dans l’Arrondissement historique de Trois-Rivières, depuis quelques décennies. Récemment, le développement des dispositifs et des applications numériques sur téléphone, ordinateur ou tablette, a considérablement modifié l’approche d’interprétation du patrimoine, particulièrement chez les jeunes. De sorte que, de plus en plus, le développement de l’Internet et des ressources numériques sont utilisées pour visiter des lieux, se repérer dans l’espace et susciter l’intérêt pour faire connaître l’histoire et le patrimoine chez les visiteurs, les touristes ou les citoyens.

Dans le but de connaître les meilleures pratiques en la matière et d’améliorer le contenu de ce guide patrimonial numérique, Patrimoine Trois-Rivières a réalisé une recension des dispositifs et applications numériques mobiles, de mai à juillet 2020, disponibles au sein des sociétés d’histoire du Québec et autres organismes qui interviennent en patrimoine. Une quarantaine de dispositifs et d’applications ont été répertoriées jusqu’à ce jour.

Par ailleurs, le confinement pendant la pandémie de COVID-19 a forcé beaucoup d’organismes à but non lucratif qui interviennent en patrimoine à se tourner vers des dispositifs et des applications numériques, en vue d’atteindre leur mission. Toutefois, beaucoup d’entre eux se questionnent sur les meilleures pratiques à adopter pour créer, adapter, diffuser en ligne et mutualiser de tels dispositifs et applications. Pour cette raison, Patrimoine Trois-Rivières et la Fédération Histoire Québec s’associent dans ce projet de Soutien au rayonnement numérique dans le but de :
 

 Objectifs

- recenser de manière exhaustive les dispositifs et applications numériques mobiles des sociétés d’histoire du Québec et autres organismes qui interviennent en patrimoine;

- diffuser et mettre en valeur les dispositifs et applications numériques mobiles recensées en les téléversant dans la Plateforme des médiations muséales (www.plateforme-mediation-museale.fr); en vue d’assurer leur découvrabilité et leur utilisation chez les publics (touristes, citoyens, etc.);

- former les webmestres et autres personnes ressources des sociétés d’histoire du Québec et autres organismes qui interviennent en patrimoine à devenir des co-contributeurs de la Plateforme des médiations muséales;

- faire la promotion des dispositifs et des applications numériques mobiles recensées, en vue d’inspirer et de multiplier la création de dispositifs et d’applications numériques mobiles, tout en faisant connaître l’histoire et le patrimoine dans toutes les régions du Québec.

La Plateforme des médiations muséales est sélectionnée en raison des possibilités qu’elle offre de : 

Recenser les médiations et les actions culturelles conduites dans les [organismes] en direction des publics. Elle vise à donner plus de visibilité à des actions trop souvent mal connues, mais également de permettre la transversalité. Grâce à son moteur de recherche, elle permet de conduire une veille, un archivage et d’espérer une démultiplication des actions.[2] 

Cette plateforme est un projet initié par l’Association L’Art de Muser et le Master Expographie Muséographie, de l’Université d’Artois, en collaboration avec le programme de 2e cycle Interprétation et médiation culturelles, de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Elle a pour « vocation d’être un outils au service des professionnels réalisant des expositions virtuelles, des dispositifs numériques de médiation ou plus largement des actions culturelles en ligne »[3]. Elle contient actuellement environ 300 ressources françaises, de même qu’une quarantaine de dispositifs et applications numériques québécoises, recensées par Patrimoine Trois-Rivières. Elle permet également à tous types d’organismes culturels de co-contribuer à la création et à la diffusion des dispositifs et applications numériques.

Bref, par ce projet de découvrabilité des ressource numériques, il s’agit de co-contribuer au développement d’une plateforme déjà existante et dont l’entretien est déjà pris en charge par un organisme français. Par la recension et la mise en valeur des dispositifs et applications numériques des sociétés d’histoire et autres organismes qui interviennent en patrimoine au Québec, ce projet vise à inspirer et multiplier les initiatives de création et de mise en valeur de telles ressources et, par conséquent, leur utilisation permettant de mieux connaître l’histoire et le patrimoine chez les visiteurs, les touristes ou les citoyens, de toutes les régions du Québec.

 Résultats attendus et retombées escomptées

Au terme du projet, l’ensemble des dispositifs et applications numériques des sociétés d’histoire et autres organismes qui interviennent en patrimoine au Québec seront recensés de manière exhaustive. Celles-ci seront ensuite téléversées dans la Plateforme des médiations muséales. À cet effet, les membres de la Fédération Histoire Québec seront tous contactés en vue de mieux connaître leurs projets de dispositifs et applications numériques. Des actions de formation leur seront dispensées, en vue qu’ils co-contribuent à la Plateforme des médiations muséales. Des actions de promotion et de publicité prévoient également mieux faire connaître la plateforme et son contenu québécois chez les visiteurs, les touristes ou les citoyens. L’ensemble de ses retombées vise également à mieux inspirer d’autres milieux à joindre les rangs des co-contributeurs de cette plateforme (centres d’exposition, maisons patrimoniales, musées et écomusées, centre d’interprétation de la nature, etc.), permettant de mieux faire connaître l’histoire et le patrimoine dans toutes les régions du Québec.

La présentation de l’équipe prévue pour la réalisation du projet, en mettant en évidence l’expérience, l’expertise et les compétences

L’équipe est formée des trois personnes suivantes :

1) MariFrance Charette, directrice générale, Fédération Histoire Québec

Après des études en communications (UQAM) et un diplôme d'études supérieures spécialisées en gestion d'organismes culturels (HEC), c'est en 2012 que MariFrance Charette prend la barre de la Fédération Histoire Québec. De retour au sein de la grande famille du Regroupement Loisir et Sport du Québec, lieu de ses premières opportunités d'emplois, une deuxième carrière débute pour elle. Déjà impliquée en histoire et patrimoine au sein de l'Atelier d'histoire Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, le contexte dans lequel évolue la Fédération lui est familier et facilite son intégration au sein de l'organisation.
Tout en contribuant à la croissance du plus grand organisme national de regroupement en histoire et patrimoine, elle dirige également la maison d'édition coopérative, Les Éditions Histoire Québec et la publication-phare de la Fédération, le Magazine Histoire Québec, un trimestriel grand public distribué en version papier dans 11 régions du Québec et en version numérique sur la plateforme Erudit.org et sur l'Entrepotnumérique.com.

2) Maryse Paquin, Ph.D., professeure de médiation culturelle, Département d’études en loisir, culture et tourisme, UQTR 

Maryse Paquin est professeure titulaire au Département d’études en loisir, culture et tourisme, de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Elle détient une maîtrise en muséologie (UQAM, 1989), un doctorat en éducation (UQTR, 1994) et elle a réalisé des études post-doctorales en psychopédagogie (UQAR, 1995). Son champ d’enseignement est celui de la formation des futurs agents de développement, d’interprètes et de médiateurs culturels. Ses intérêts de recherche portent sur l’éducation culturelle. Notamment, elle réalise des travaux sur les dispositifs numériques muséaux. Une meilleure connaissance et compréhension des enjeux liés à l’utilisation de tels dispositifs contribue à créer chez l’individu un rapport positif avec les divers organismes culturels de la société, dont les sociétés d’histoire, les musées et autres organismes qui interviennent en patrimoine au Québec.

3) Philippe Charette, président, Patrimoine Trois-Rivières

Philippe Charette est membre de l’organisme Patrimoine Trois-Rivières, depuis 2013. Il en est actuellement le président. À ce titre, il a mené plusieurs dossiers à terme, dont l’édition d’un livre sur l’histoire et le patrimoine de Trois-Rivières, (à compléter). Actuellement étudiant de Technique en géomatique, il a collaboré au développement du Guide d’interprétation de Trois-Rivières, sous forme d’application numérique mobile.

Les trois membres de l’équipe se complèteront, en vue de diriger le projet (MariFrance Charette), en charge de la formation (Maryse Paquin) et à la coordination du recensement de dispositifs et d’applications numériques mobiles (Philippe Charette).

Le calendrier de réalisation du projet

Le projet sera réalisé sur une période de 24 semaines, à raison de 32 heures par semaine, soit du 5 octobre 2021 au 26 mars 2022.

Le plan de communication des acquis et des résultats du projet au milieu culturel

La campagne pour promouvoir les dispositifs et applications numériques québécois sur la Plateforme des médiations muséales sera réalisée sur une période d’environ 4 semaines et inclura une conférence de presse pour lancer la Plateforme des médiations muséales et des démonstrations du fonctionnement de la Plateforme des médiations muséales, la réalisation d'une campagne de marketing numérique sur Google Ads, Facebook et Instagram ainsi que l'organisation d’un concours de découvrabilité des dispositifs et des applications numériques mobiles avec remise de prix.

La stratégie de mise en valeur et de découvrabilité du projet

Selon Plamondon (2019)[4], les quatre leviers de la découvrabilité sont : la promotion (achat média, relations publiques, concours et événements), le marketing numérique (réseaux sociaux, achat de mots-clés, bannières, publicités, etc.), l’indexation pour les moteurs de recherche (indexation des pages). La Figure 1 présente les quatre leviers de la découvrabilité.


Fig. 1. Quatre leviers de la découvrabilité (Plamondon, 2019).

1) humain + court terme

Les activités de promotion ne sont pas exclusives au numérique, mais peuvent trouver une expression renouvelée sur le Web. Effectivement, la découvrabilité peut se travailler dans le monde réel, en organisant des événements, tels que des expositions, des causeries ou des 5 à 7 qui permettent de tisser des liens avec une communauté d’intérêt et de sensibiliser de nouvelles personnes aux activités et aux missions des organismes culturels. Certains opteront aussi pour l’organisation de concours sur les réseaux sociaux et en invitant les gens à participer en identifiant leurs amis en commentaire ou en partageant leur publication. Cette pratique peut permettre d’élargir la portée en activant les réseaux amicaux et professionnels des membres, des amis et des abonnés.

2) humain + long terme

Les activités de marketing numériques, elles aussi, reprennent les processus du marketing traditionnel et les appliquent à l’environnement numérique. Elles comprennent l’achat et le placement de publicités et les campagnes de promotion sur les réseaux sociaux. Les infrastructures du web permettent également le développement du marketing programmatique, qui tire profit du perfectionnement des algorithme de recommandation et de l’accumulation de données sur les comportements et intérêts des internautes. Les organismes intéressés peuvent se familiariser avec les plateformes publicitaires de Google, Facebook et Instagram.

machine + court terme

L’optimisation des moteurs de recherche regroupe un ensemble de pratiques visant à améliorer le classement d’une page ou un site web dans leur liste des résultats. Ces pratiques doivent constamment s’adapter aux modifications des systèmes des moteurs de recherche. Elles peuvent comprendre, par exemple, un attention particulière à la cohérence des mots-clés qui sont employés sur l’ensemble des pages d’un site Web, une mise en page qui respecte les conventions de balisage html et une saine gestion des hyperliens.

machine + long terme

Les métadonnées sont des données qui servent à décrire ou contextualiser d’autres données ou fichiers. Un contenu sur le web qui est décrit par des métadonnées exactes et interprétables par les machines ressort plus facilement dans les résultats d’une recherche dans une base de données spécialisées (ex. : le dispositif numérique d’un centre d’histoire, d’un musée ou d’une bibliothèque), sur un site web ou dans un moteur de recherche. Un exemple concret de bonne pratique concerne les métadonnées associées aux fichiers image ou vidéo utilisés sur des pages web.

La campagne pour promouvoir les dispositifs et applications numériques québécois sur la Plateforme des médiations muséales implique des activités dans les quatre leviers de la découvrabilité.


[1] Voir l’application Expérience P3R.

[4] Voir Plamondon, J. (2019). Bien documenter pour favoriser la découverte en ligne. Travailler avec des métadonnées. Repéré à https://espaceschoregraphiques2.com/wp-content/uploads/2019/12/Guide-me%CC%81tadonne%CC%81es-FJPP.pdf



Haut de la page