Dans l’actuelle municipalité de Chesterville, la paroisse religieuse de Saint-Paul-de-Chester a connu une querelle de clocher liée au transfert de sa chapelle au début des années 1870; elle l’a divisée et l’histoire orale en a gardé la trace. De son côté, l’abbé Charles-É. Mailhot l’a racontée dans son Histoire des Bois-Francs mais pour lui, ce remue-ménage ne fut que l’affaire de deux «apostats» et de quelques «prédicants chiniquistes», suivi un peu plus tard par un faible mouvement de discorde qui ne fut que passager!

Pour nous, la réalité fut tout autre et nous avons voulu cerner la cause réelle du mécontentement d’une partie des paroissiens, souligner la conversion sincère d’une dizaine d’adultes au message évangélique, rappeler la misère qui leur a été faite entre 1873 et 1875, et finalement le limogeage du curé Agénor Moreau par les autorités car il ne contrôlait plus la situation.

Par ailleurs, bien peu de personnes savent que deux communautés protestantes ont existé pendant trente ans à Saint-Philippe-de-Chester (1888-1918) et pendant cent ans à Ham-Nord (1882-1982).

L’auteur précise la cause de leur création, les familles qui en sont les piliers et les temps forts de leur durée tout comme les liens qui ont pu exister entre elles. Ces convertis ont-ils connu la misère et la désunion qu’on leur promettait, le rejet de leur milieu? Que sont devenues à Saint-Philippe les familles Fortier, Dupuis, Perron et Gagnon pour ne nommer que les plus connues? Qu’est-ce qui explique par ailleurs la longévité de la paroisse du Rang de la Montagne à Ham-Nord qui a clos ses activités il n’y a pas si longtemps?

Vous lirez ici des documents inédits, la révélation de faits surprenants, de nombreux éléments de la tradition orale confirmés ou infirmés et enfin, le fameux récit de l’abbé Mailhot revu, complété… ou discuté. Des pages d’histoire dont vous vous souviendrez longtemps. Elles sont émaillées par des photos d’époque et enrichies de nombreuses informations généalogiques qui touchent plusieurs des familles encore présentes dans la région.

«J’ai lu avec intérêt votre document sur nos familles. Mes impressions sont très bonnes et je trouve que vos recherches sont élaborées et semblent bien véridiques. Ce que vous avez dépeint d’Octave et de son fils Joseph (mon père) me semble vrai d’après ce que ma mère nous contait.»
Madeleine Dupuis sasv, petite-fille d’Octave Dupuis.

Florent Charest détient une Maîtrise ès Arts (histoire) de l’Université de Montréal