Un projet à l’échelle de la province!
Le projet Inventaire du Patrimoine Commémoratif du Québec consiste à réaliser un inventaire des éléments de patrimoine commémoratif du Québec. Ce projet est réalisé grâce au soutien financier du gouvernement du Québec
La Fédération Histoire Québec, mandatée et appuyée par le ministère de la Culture et des Communications du Québec, est donc le maitre d’œuvre de ce chantier qui découle de la Stratégie québécoise de commémoration. Stratégie québécoise de commémoration : Je me souviens | Gouvernement du Québec (quebec.ca)
Pour réaliser ce mandat, la FHQ sollicite la participation de ses membres. La participation des sociétés et des organismes membres est bien entendu, sur une base volontaire. Pour plus d’informations contactez Caroline Cudia, coordonnatrice du projet.
Mars 2025 : L’inventaire du patrimoine commémoratif donne déjà ses premiers résultats. Il est d’ores et déjà possible de consulter les premiers résultats de cet inventaire, en consultant les fiches inscrites au Répertoire du patrimoine culturel du Québec :

Présentation du projet
Objectifs
- Dresser l’inventaire, c’est-à-dire repérer, documenter et photographier des éléments commémoratifs présents sur le territoire québécois;
- Ajouter ces données sur la plateforme PIMIQ du ministère de la Culture et des Communications du Québec;
- Diffuser les repères commémoratifs par le biais du Répertoire du patrimoine culturel du Québec, afin d’enrichir les connaissances sur le patrimoine commémoratif dispersé sur le territoire québécois.
Le projet en 3 phases
Phase 1
- Documenter le patrimoine commémoratif sur votre territoire;
- Consigner les informations recueillies.
Phase 2
- Collecter les données sur le terrain et photographier les éléments;
- Consigner les données dans le système informatique PIMIQ.
Phase 3
- Valider les fiches consignées dans PIMIQ;
- Diffuser les fiches dans le Répertoire du patrimoine culturel du Québec.
Les retombées de ce projet
Un inventaire de cette nature contribue à réaliser un état des lieux du patrimoine commémoratif et favorise une meilleure connaissance des éléments présents sur les territoires.
Cela permet aussi d’avoir une vision globale des éléments potentiels à mettre en valeur et à prioriser ceux qui nécessitent des interventions au niveau de leur entretien ou de leur restauration.
Surtout, cet inventaire contribuera à répertorier des éléments mémoriels qui peuvent être tombés dans l’oubli. Ces témoins précieux des commémorations et des événements du passé méritent l’effort collectif de ce projet.
Qui peut participer à l’inventaire?
Admissibilité
- Nature de l’organisme : tous les organismes et sociétés membres en règle de la Fédération Histoire Québec peuvent contribuer à l’inventaire et sont admissibles aux dédommagements financiers prévus;
- Territoires visés : Le projet d’inventaire cible particulièrement les éléments du patrimoine se situant dans les régions du Québec qui sont moins représentées dans le Répertoire du patrimoine culturel, c’est-à-dire toutes les régions administratives, excluant la ville de Québec et l’île de Montréal.
Comment participer au projet?
Il faut s’inscrire!
Si votre société ou votre organisme souhaite participer au projet d’inventaire, il faut préalablement vous inscrire auprès de la coordonnatrice du projet, ressource mutualisée pour les membres la Fédération Histoire Québec.
Plus concrètement, il s’agit de :
La liste des monuments et des plaques de votre territoire qui sont déjà inscrits au Répertoire du patrimoine culturel (ces repères doivent faire l’objet d’une vérification et d’une bonification des informations. De plus, les photographies liées à ces repères commémoratifs doivent être actualisées).
Le territoire qui sera le vôtre. Pour faciliter la coordination du projet, la Fédération confirmera avec chaque participant le territoire à explorer. Dans le cas le plus simple, là où il n’y a qu’une seule société participante pour une municipalité, la sélection est naturellement plus facile. Cependant, dans le cas où deux (2) sociétés ou plus couvriraient un même territoire, un dialogue sera enclenché pour séparer les repères de façon équitable entre lesdites sociétés, afin que tous les participants puissent bénéficier des retombées positives d’un tel projet.
Suivant l’évolution du projet au cours des prochains mois, les sociétés qui le souhaitent pourraient couvrir d’autres municipalités ou localités où il n’y a pas de sociétés participantes. Vous pourrez manifester votre intérêt auprès de la coordonnatrice.
Le lien de votre boîte de dépôt: Ce lien vous sera utile pour envoyer les fiches et les photographies des repères commémoratifs inventoriés.
Un guide de procédures. Ce document est intitulé Guide administratif de l’inventaire du patrimoine commémoratif . Il expose en détail la marche à suivre pour le projet, ainsi que les éléments inclus et exclus visés par cet inventaire.
La fiche d’inventaire. Cette fiche accompagne le guide. Elle est l’instrument de travail sur lequel vous transcrirez toutes les informations pertinentes à chaque repère commémoratif.
Pour participer au projet, votre organisme doit communiquer par courriel avec Caroline Cudia, la coordonnatrice du projet à la Fédération Histoire Québec.

La commémoration et le repère commémoratif
Qu’est-ce que le patrimoine commémoratif?
Le patrimoine commémoratif a une résonance plurielle. En effet, il se déploie dans l’espace public, et ce, sous différents profils. On peut penser notamment aux monuments en hommage aux militaires morts aux combats, aux plaques ou aux espaces commémoratifs qui rappellent des personnages, des lieux ou des événements marquants d’une collectivité.
Le présent inventaire du patrimoine commémoratif vise particulièrement la catégorie des repères commémoratifs, c’est-à-dire les gestes de commémorations qui sont fixes et permanents dans l’espace public.
Voici quelques définitions, qui sont tirées du Cadre de référence pour la commémoration gouvernementale. * https://cdn-contenu.quebec.ca/cdn-contenu/adm/min/culture-communications/publications-adm/strategie/Cadre-Reference_Commemoration.pdf
La commémoration se définit comme un acte collectif et public de rappel du passé (personnage, événement, lieu ou fait du passé) dont le moyen est un repère fixe et permanent ou une manifestation.
La commémoration est un acte collectif du fait qu’elle
s’adresse à une collectivité donnée pour permettre à ses membres de se souvenir
ensemble, en les unissant ainsi qu’en leur donnant l’occasion d’affirmer leur identité autour
d’une mémoire commune. Elle est également un acte public puisqu’elle s’inscrit dans la
sphère publique et qu’elle s’adresse à tous les membres de la collectivité visée, par exemple
les citoyennes et citoyens d’un État ou d’une municipalité ou les membres d’une
communauté.
Ce n’est pas le moyen ni le sujet, mais l’intention qui détermine s’il s’agit d’une
commémoration.
Par exemple, une statue n’a pas forcément d’intention commémorative.
C’est la volonté de rappeler publiquement et collectivement un personnage, un événement ou un lieu historique qui détermine si une œuvre constitue un geste de commémoration ou si sa fonction est autre, par exemple un objet de culte ou de dévotion ou une œuvre d’art ayant un rôle symbolique ou esthétique.
Les repères commémoratifs matériels deviennent souvent eux-mêmes des éléments du patrimoine culturel. Le patrimoine commémoratif est ainsi formé des objets hérités des commémorations passées.]
* GOUVERNEMENT DU QUÉBEC. Je me souviens : cadre de référence pour la commémoration gouvernementale, [PDF en ligne], 2022, 31 p. https://cdn-contenu.quebec.ca/cdn-contenu/adm/min/culture-communications/publications-adm/strategie/Cadre-Reference_Commemoration.pdf
Les repères commémoratifs recherchés pour l’inventaire
Les catégories de repères commémoratifs visés par cet inventaire
Il existe une grande variété de repères qui peuvent être liés à la commémoration.
Le projet d’Inventaire du Patrimoine Commémoratif se concentre sur certains éléments en particuliers, appelés ici repères commémoratifs. Les voici plus en détail.
Plaque commémorative
- La plaque commémorative est une plaque qui a pour but de rappeler de façon durable le souvenir d’une personne ou d’un événement
- Une plaque commémorative est une pièce en deux dimensions, généralement une tablette gravée ou un bas-relief, qui peut être apposée sur une surface verticale comme un mur, incrustée dans le sol, supportée par un poteau ou fixée sur un socle comme un cairn en pierre des champs, un bloc de pierre taillée ou toute autre structure.
- Selon le cas, on peut y inscrire la date de l’événement, le nom de la personne, son titre ou sa fonction, l’événement qu’on souhaite souligner, le ou les noms des personnalités qui ont procédé au dévoilement de la plaque ainsi que la date du dévoilement.
Exemple:

Plaque du camp d’internement de Spirit Lake. Amos. Abitibi -Témiscamingue. RPCQ.
Monument commémoratif
Les monuments comprennent une grande variété d’œuvres, qu’elles soient figuratives ou non. Les monuments se rencontrent sous différentes formes, soit : des obélisques, des colonnes, des stèles, des statues, des cénotaphes, des cairns, etc. Le monument peut comprendre des inscriptions gravées ou une plaque.
Exemple:
Monument de pionniers écossais © Municipalité de Saint-Pierre Baptiste. Centre-du-Québec. RPCQ
Espace commémoratif
Un espace commémoratif est un espace public découvert dont le nom et l’aménagement visent à rappeler le souvenir d’un événement ou à honorer la mémoire d’une personne.
Dans un espace commémoratif, on trouve souvent un monument, une statue ou une plaque commémorative. Une telle place peut être aménagée dans un parc, devant un édifice, etc. Une place publique dont la désignation rappelle le souvenir de quelqu’un ou d’un événement peut être considérée comme une place commémorative
L’espace commémoratif peut prendre les formes suivantes:
Une place, un square, un jardin, un aménagement paysager, etc.
Exemple :
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Place du 6-mai-1950, Rimouski. Bas Saint-Laurent.
La Place du 6-mai-1950 rappelle l’incendie survenu à Rimouski le 6 mai 1950, qui se déclara dans une pile de bois de sciage au moulin de la Société Price Brothers, sur les bords de la rivière Rimouski. Environ 230 résidences et immeubles ont été détruits et plus de 2 350 personnes se sont retrouvées sans logis. La progression du feu s’est arrêtée à la cathédrale de Rimouski. Le nom Place du 6-Mai-1950 a été choisi en 2010 par la Ville de Rimouski, pour souligner le 60e anniversaire de cet incendie majeur. https://www.artpublicrimouski.ca/oeuvre/si-tu-allais-quelque-part
Épigraphe
Noms gravés dans la pierre de l’édifice, accompagnés d’une date ou non.
Exemple :
Épigraphe d’Eugène-Étienne Taché. Anne-Marie Gauthier, © Commission de la capitale nationale du Québec.
Il est à noter que les pierres de date, qui ont pour seule fonction de rappeler la date de construction d’un bâtiment, sont exclues de l’inventaire.
Fresque et murale commémoratives
- Utilisées notamment à des fins d’embellissement et de réaménagement des espaces publics, comme lieu d’expression artistique, outil de propagande ou de publicité ou encore comme outil pédagogique, les fresques et les murales peuvent également avoir une visée commémorative.
- Ici encore, la sélection doit s’appuyer sur l’intention, car ce ne sont pas toutes les fresques ni les
murales à caractère historique qui ont une intention commémorative.
Exemple :

Murale du bicentenaire de Sherbrooke. M.U.R.I.R.S., Murale du Bicentenaire de Sherbrooke, 2002. Estrie.
Monument dédicatoire
- Éléments de mobilier urbain originalement installés pour leur fonction propre, mais qui ont aussi une intention commémorative.
- Ces éléments peuvent être des fontaines, des bancs, des horloges et autres mobiliers de rues et de parcs.
Exemple :
Monument fontaine en hommage à Jacques Cartier. Crédit photo: Francesca Giulia. Quartier Saint-Henri. Montréal.
Il est à noter que des repères peuvent être situés sur des maisons ou des terrains privés
(exemple : plaque commémorative apposée sur le mur d’une maison ou d’un édifice) ou à
l’intérieur d’une propriété privée : ces repères peuvent être inventoriés à condition d’être
accessibles au public ou visibles de la voie publique.
Les définitions sont tirées du Cadre de référence pour la commémoration gouvernementale. : Cadre de référence pour la commémoration gouvernementale Je me souviens (quebec.ca)
Les photographies proviennent du Répertoire du patrimoine culturel du Québec:
Ce qui est exclu de l’inventaire
Les exclusions
Considérant les repères commémoratifs ciblés pour cet inventaire, voici une liste des types de repères commémoratifs qui sont exclus de présent recensement:
- Les toponymes
- Les expositions
- Les publications
- Les objets souvenirs
- Les décorations et installations temporaires
- Les cérémonies
- Les pierres de date
- Les panneaux d’’interprétation
- Les audioguides
- Les balados
- Les marquages au sol
- Les bien patrimoniaux à caractère religieux
- Les monuments funéraires individuels
- Les plaques d’inauguration
- Les croix de chemin
- Les plaques de reconnaissance de bienfaiteurs, de comités (organisation d’événement), d’exploits sportifs
- Les plaques avec listes de noms, par exemple: les directeurs d’une école, les curés d’une église, etc.
Lexique du patrimoine
1.Repère commémoratif
La commémoration est réalisée au moyen soit d’un repère commémoratif soit d’une manifestation commémorative.
Le repère commémoratif est fixe et permanent dans l’espace public.
Il peut s’agir d’un objet intégré à l’environnement, comme une plaque, un monument (figuratif ou non) ou une fresque; ou encore d’un espace commémoratif, comme une place, un parc ou un jardin.
Il est possible d’ajouter à cette liste de repères matériels les monuments dédicatoires, qui sont des éléments de mobilier urbain installés pour leur fonction propre, mais dédiés à la mémoire d’une personne ou d’un événement : par exemple un banc, un arbre, un pavé ou une fontaine.
Ce sont les repères visés par cet inventaire
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2. Art public
L’art public est défini comme l’ensemble des œuvres d’art situées dans le domaine public (places publiques, parcs, etc.), ainsi que les œuvres incorporées au mobilier urbain, à des édifices ou à l’aménagement paysager.
L’art public comprend principalement des sculptures, des monuments et des murales.
Autrefois, l’art public était très souvent commémoratif, alors que l’art public contemporain joue un rôle tant historique que symbolique ou esthétique.
En définitive, l’art public peut inclure des œuvres commémoratives, mais ce ne sont pas toutes les œuvres d’art public qui ont une visée commémorative.
Il est donc nécessaire de vérifier l’intention de l’œuvre avant de l’inclure ou non dans l’inventaire.
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3. Le Toponyme
Il s’agit du nom propre attribué à une entité géographique.
Les noms de lacs, de rivières, de rues, de bâtiments, de lieux-dits, de régions, de municipalités et d’espaces administratifs, notamment, constituent des toponymes.
Ces éléments ne sont pas retenus pour l’Inventaire car la toponymie du Québec est déjà recensée par le Gouvernement du Québec. On peut d’ailleurs consulter le site web de la Commission de toponymie du Québec en suivant ce lien: https://toponymie.gouv.qc.ca/ct/accueil.aspx _______________________________________________________________________
4. La pierre de date ou pierre millésimée
Pierre qui porte une inscription gravée indiquant une année significative dans l’histoire d’un bâtiment, généralement son année de construction.
La pierre millésimée est enchâssée dans la maçonnerie d’un mur.

La pierre de date n’est pas un élément retenu dans le cadre de cet inventaire ____________________________________________________________________________
5. Panneau d’interprétation
Panneau sur lequel est inscrit une description sommaire de ce que l’on peut observer où l’on se trouve, à des fins éducatives, récréotouristiques.
Ce type de panneau se trouve notamment dans les centres d’interprétations, le long de sentiers pédestres aménagés, dans les parcs, etc. Le texte est souvent accompagné d’une illustration ou d’une photographie.

Les panneaux d’interprétation ne sont pas admissibles pour cet inventaire.
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Source pour 1 et 2: GOUVERNEMENT DU QUÉBEC. Je me souviens : cadre de référence pour la commémoration gouvernementale, [PDF en ligne], 2022, 31 p. https://cdn-contenu.quebec.ca/cdn-contenu/adm/min/culture-communications/publications-adm/strategie/Cadre-Reference_Commemoration.pdf
Source pour 3, 4 et 5: GOUVERNEMENT DU QUÉBEC. Office de la langue française, Vitrine linguistique. En ligne.
https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/
Photos: Caroline Cudia
Les références bibliographiques
- Les monographies (livres)
- Les centres d’archives
- Les archives en ligne (ex. BAnQ)
- Les archives municipales
- Les publications des sociétés d’histoire, de patrimoine et/ou de généalogie
- Les journaux anciens et contemporains
- Les sites Web (par exemple, les associations familiales
Pourquoi est-ce important d’indiquer vos sources?
- Pour respecter les droits d’auteur
- Pour rendre justice à l’auteur du document dans lequel la recherche a été réalisée
- Pour donner de la crédibilité à votre travail
- Permettre le repérage des sources
- Pour démontrer une rigueur scientifique
(source: libguides.hec.ca )
Comment inscrire votre référence?
Pour un livre
- Le nom et le prénom du ou des auteurs
- Le titre du livre
- L’année de parution
- La maison d’édition
- Le nombre de pages
- Le numéro ISBN (lorsqu’il y en a un)
Exemple:
- Charron, Luc (2018). Acadiens Dionysiens…des destins croisés, Montréal, Les Éditions Histoire Québec, Collection Société d’histoire des Riches-Lieux.
Ces informations permettent de bien identifier votre ouvrage; c’est d’autant plus important lorsqu’il s’agit de monographies provenant d’une société d’histoire, de généalogie ou de patrimoine, puisqu’elles ont souvent un tirage limité.
Pour un article de journal
- Le nom et le prénom de l’auteur (S.A. si ce n’est pas indiqué)
- Le titre de l’article
- Le nom du journal
- La date de parution
- Les pages concernées
- Le lien si l’article est en ligne
Exemple:
S.A. «Après cinquante ans, Péribonka fête le souvenir de Louis Hémon». La Presse, 29 juillet 1963, p. 17. https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/2758019
Pour un article de revue
- Le nom et le prénom de l’auteur
- Le titre de la revue
- le nom de la revue
- la date de parution
- les pages concernées
- Le lien si l’article est en ligne
Exemple:
Vailles, Andréanne (2024). «Julienne Barnard, historienne et muséologue avant l’heure», Histoire Québec, vol.30, no 1, p.22-24.
Plusieurs institutions scolaires proposent des guides détaillés pour rédiger des notices bibliographiques. Vous remarquerez qu’il existe plusieurs styles de rédaction (Chicago, APA, etc.). Il ne vous reste plus qu’à choisir celui qui vous convient.
La seule indication est de conserver le même style lors de la rédaction d’une bibliographie complète.
Suggestions de sites:
Cégep de Lévis: https://outil-bibliographique.mondiapason.ca/
HEC Montréal: https://libguides.hec.ca/style-hec
Université de Sherbrooke: https://libguides.biblio.usherbrooke.ca/stylesbibliographiques/accueil
Photographier les repères commémoratifs
Un des aspects essentiels de cet inventaire est la réalisation des photographies des repères commémoratifs.
En effet, ces photos viennent appuyer les informations diffusées sur le Répertoire du patrimoine culturel du Québec.
Les photographies sont identifiées à la société ou l’organisme qui les a produites, offrant ainsi une visibilité du travail accompli.
Voici quelques rappels pour des photos réussies :
- Quantité : Prenez au moins deux ou trois photos de chaque repère commémoratif. Il est préférable d’en prendre plusieurs et de faire un choix plutôt que de revenir plusieurs fois au même endroit.
- Convenance : Les images doivent se concentrer sur les repères. Il est crucial d’éviter la présence humaine dans ces photos.
- Clarté : Assurez-vous toujours que tous les textes apparaissant sur les plaques et les monuments sont parfaitement lisibles. Faites de votre mieux si le texte est effacé ou difficile à lire en raison de l’usure du matériau.
- Luminosité : évitez les photos prises en contre-jour, c’est-à-dire avec une source lumineuse située à l’arrière des repères, notamment pour les monuments. En effet, cela diminue le contraste et rend plus difficile la distinction des éléments.
- Anonymat : S’assurer qu’on ne se retrouve pas dans notre photo. Plusieurs plaques et monuments sont faits de granit noir poli, ce qui leur donne un fini lustré. Ce matériau n’est pas l’ami des photographes, puisqu’il réfléchit autant la lumière que tous les éléments de végétaux et humain à sa portée.
- On peut contourner cet obstacle en prenant la photo légèrement de biais, ce qui minimisera l’effet miroir. Attention de bien voir le texte inscrit sur le repère.
- Pour éviter que la lumière réfléchie par le granit ne vous éblouisse, tenez un grand parapluie derrière vous. Cela sera plus simple si vous êtes accompagné.
- Si vous utilisez un appareil photo, vous pourrez prendre une distance du repère en réglant votre objectif.
De façon plus spécifique
– Si l’objet est un monument :
- Prenez une photo du monument vue de face.
- Dans le cas où des inscriptions sont gravées sur le monument, photographiez chaque face où elles sont visibles.
- Si le monument a des plaques, prendre des photos de chacune des plaques.
- Si des éléments se distinguent, les photographier séparément.
- Prenez une photo plus générale du monument.
Voici un exemple:
Monument des Braves de Shawinigan

(Société d’histoire et de généalogie de Shawinigan)
– Si l’objet est une plaque :
- Une image de la plaque : assurez-vous de la visibilité des inscriptions.
- Photographiez la plaque avec son support (poteau, pierre, bâtiment, etc.).
- Si le contexte est favorable, vous pouvez prendre une photo plus générale.
Voici un exemple:
Plaque des 26 Patriotes inhumés dans le cimetière de Saint-Charles

(Société d’histoire des Riches-Lieux)
– Si l’objet est une murale :
- Prenez une photo globale de la murale. Si elle est orientée dans le sens de la longueur, n’hésitez pas à reculer légèrement ou à prendre l’image sous un angle.
- Si une plaque est associée à la murale, prenez-la également en photo.
- N’hésitez pas à diviser la murale en plusieurs parties pour mieux voir les détails.
Voici un exemple:
Murale – La Place du Marché

(Société d’histoire de Joliette-De Lanaudière)
Et surtout, profitez de cette balade photographique qui couronne votre engagement!
En savoir plus
Patrimoine et patrimoine commémoratif- se souvenir, ensemble, (2004). Histoire Québec, 29-4. 42 p.